Vous avez des questions sur les aspects pratiques liés aux invitations ou à la prise de rendez-vous de vaccination? Consultez la FAQ "La vaccination en pratique".

Phasage et organisation de la campagne de vaccination, sécurité des vaccins, contre-indications, types de vaccins, gestes barrière… vous pourrez trouver ci-dessous réponses aux principales questions que vous vous posez au sujet de la vaccination anti Covid-19. Les informations sont amenées à être actualisées à mesure que les connaissances et la stratégie de vaccination progressent.

Phasage et organisation de la vaccination

Le programme de vaccination se déroulera en 3 grandes phases :

  • Phase 1A : Vaccination centralisée, groupes à risque hautement prioritaires, en 3 temps :
    • D’abord, les résidents et le personnel des établissements d’hébergement pour personnes âgées
    • Ensuite, les professionnels de soins au sein des hôpitaux, les professionnels de soins œuvrant en 1ère ligne et les institutions collectives de soins (santé mentale, handicap,...)
    • Enfin, les autres membres du personnel des hôpitaux et des services de santé
  • Phase 1B : Vaccination centralisée, élargissement des groupes prioritaires :
    • Les personnes âgées de 65 ans et plus
    • Les personnes de 18-65 ans avec des comorbidités spécifiques
    • Les personnes exerçant des fonctions critiques d'intervention
  • Phase 2 : Élargissement à toute la population adulte (ce qu’on a appelé « les groupes à faible risque »).

Le Conseil supérieur de la Santé a émis des recommandations consultables dans son Avis N° 9618 (Février 2021), concernant la priorisation des sous-groupes de patients de moins de 65 ans en phase 1B. Vous pouvez les consulter ici sur le site du SPF Santé publique.

Vous trouverez toutes les précisions utiles sur le phasage de la vaccination sur cette page.

(Actualisation 12.03.2021)

De manière générale, la vaccination suit un phasage déterminé. Chaque centre respecte l’ordre des invitations en fonction de ces priorités définies à la vaccination. Toutefois, à l’échelle de la Wallonie, cela donne lieu à des disparités dans le rythme d’envoi des convocations et au sentiment que les priorités ne sont pas respectées en tout temps et en tout lieu.

Comment expliquer qu’une personne de 67 ans soit invitée à se faire vacciner avant une autre de 85 ans présentant une comorbidité reconnue ?

Plusieurs éléments permettent d’y répondre :

  • Tous les centres ne vaccinent pas au même rythme et ne programment pas le même nombre de personnes simultanément. Il est question ici de leur gestion propre du calendrier des rendez-vous, avec un temps d’attente plus ou moins long;
  • Les personnes de +65 ans ne sont pas invitées sur base des comorbidités : une personne de 68 ans présentant une comorbidité reconnue par la Task Force vaccination ne sera pas prioritaire par rapport à une personne de 72 ans en parfaite santé ;
  • Les personnes ayant (eu) une profession médicale (AR78 + certaines professions après négociations syndicales, policiers de la phase 1B, aides-familiales, etc.) sont toujours prioritaires : une personne de 70 ans disposant d’un numéro INAMI sera donc prioritaire par rapport à toute autre personne de +65 ans ou de -65 ans avec comorbidité ;
  • Au démarrage de la phase 1B, le système d’envoi des invitations a rencontré quelques bugs dont les conséquences sont visibles actuellement. Ces bugs ont depuis été résolus.

(Actualisation: 22/03/2021)

Les patients à risque seront vaccinés de manière prioritaire en phase 1B. Ils recouvrent deux catégories :

  • Les 45 - 64 ans porteurs d'une des maladies suivantes : trouble respiratoire chronique, trouble cardiovasculaire chronique, trouble du système nerveux chronique, obésité (IMC supérieur à 30), diabète de type 1 et 2, démence, cancer (néoplasme), hypertension artérielle
  • Les 18-64 ans porteurs d'une des maladies suivantes : cancer du sang, maladie rénale chronique, maladie chronique du foie, syndrome de Down, système immunitaire affaibli, sida ou VIH, "maladie rare" officiellement diagnostiquée, receveurs de greffe d'organes ou personnes sur liste d'attente.

Vous êtes patient à risque, que devez-vous faire pour accéder à la vaccination?

  • Si vous avez un médecin généraliste régulier qui se charge de votre dossier médical, vous n'avez rien à faire. Le moment venu, ces patients à risque seront invités à procéder à leur vaccination
  • Si vous n'avez pas de médecin généraliste attitré, prenez contact avec celui de votre choix en vue de constituer un dossier médical et d’être identifié.e comme personne pouvant être vaccinée en priorité.

Vous trouverez davantage de précisions sur la priorisation des publics-cible en phase 1B dans cet Avis N° 9618 du Conseil supérieur de la Santé .

(Actualisation 23.03.2021)

Le vaccin à 1 dose est plus simple à gérer en termes d’organisation et de logistique. Il sera utilisé largement comme les autres vaccins mais sera privilégié pour les publics fragilisés, les personnes dans des conditions de vie complexes (personnes sans papier ou sans domicile fixe, migrants en transit, en situation de très grande précarité, etc.). La date de disponibilité de ce vaccin (Janssen) n’est pas encore connue.

(Actualisation 12.03.2021)

Vous pouvez envoyer un mail à vaccinpremiereligne@aviq.be en précisant vos coordonnées (NOM, prénom, numéro de téléphone) ou contacter la médecine du travail de votre entreprise.

(Actualisation: 12/03/2021)

Au 29 mars 2021, les enseignants de l’enseignement spécialisé font partie des publics prioritaires et devraient recevoir leur convocation. Si vous n’avez pas reçu votre convocation, vous pouvez contacter votre médecin traitant pour qu’il vous signale comme faisant partie des personnes prioritaires.

Pour les autres enseignants, seuls ceux âgés de 18 à 65 ans avec comorbidités sont prioritaires lors de la phase 1B de la vaccination.

(Actualisation 29.03.2021)

Deux sites sont disponibles afin de connaître l’ordre des priorités :

(Actualisation: 26/03/2021)

La vaccination au domicile sera possible mi-avril sur certification par le médecin traitant de l’impossibilité réelle pour le citoyen de se rendre ou d’être amené à un centre de vaccination. Cette vaccination au domicile sera organisée avec le médecin traitant ou un centre de vaccination proche, et en fonction du type de vaccin (conservation à température ambiante).

(Actualisation 12.03.2021)

Non, les hôpitaux sont sollicités pour stocker les vaccins nécessitant des conditions strictes de chaine du froid, et ils participeront activement à la vaccination du personnel de soins. Le reste de la population intégrant les phases 1b et 2 seront vaccinés dans des centres de vaccination (majeurs, de proximité et antennes locales). Les personnes non-mobiles, attestées par leur médecin traitant, pourront être vaccinées au domicile (pas avant mi-avril)

Pour retrouver la liste des centres de vaccination

Il importe de souligner que la volonté est bien de permettre à chacun de se voir proposer la vaccination dans les meilleures conditions d’accessibilité et de sécurité, y compris par l’intermédiaire d’équipes mobiles pour les personnes non valides qui ne se déplacent pas.

(Actualisation 12.03.2021)

Il n’est pas possible de choisir son vaccin. Chacun est libre de ne pas accepter la vaccination avec le vaccin proposé mais il importe d’apprécier l’intérêt de rester sans protection en refusant celle que nous offre n’importe lequel des vaccins disponibles en Belgique.

En outre, le fait d’attendre la phase de vaccination qui concernera la population générale ne garantira pas l’accès à un vaccin bien spécifique aux professionnels ayant refusé la vaccination dans la phase 1A4.

(Actualisation: 12/03/2021)

Oui, tous les bénévoles qui participent à l’activité des centres de vaccination peuvent être vaccinés dans le centre qui est pour eux le plus accessible. Il faut prendre contact directement avec le centre de vaccination.

(Actualisation: 12/03/2021)

Oui, une procédure sera opérationnelle pour ces personnes à partir du centre de vaccination le plus proche dès le mois d’avril.

(Actualisation: 12/03/2021)

Les ouvertures des antennes de proximité s’étalent de la fin mars à la 3ème semaine d’avril. Vous pouvez consulter les dates d’ouverture exactes en téléchargeant ce document.

(Actualisation: 29/03/2021)

La plupart d’entre elles se feront vacciner dans les centres de vaccination comme tous les autres citoyens. Il faut rappeler que la vaccination est totalement gratuite et que le transport en commun vers le centre de vaccination par les TEC et la SNCB est lui aussi gratuit sur présentation de sa lettre de convocation. Pour les personnes qui ne peuvent se faire convoquer ou qui ne peuvent s’y rendre, une vaccination sera proposée dès que l’on disposera du vaccin en une dose de Johnson & Johnson.

(Actualisation: 12/03/2021)

Il n’y a pas de décision de produire un passeport vaccinal à ce jour. Chaque citoyen.ne peut cependant imprimer son statut vaccinal en se rendant sur le site www.myhealthviewer.be et en accédant à son dossier personnel (lecteur de carte d’identité ou application « Its me » nécessaire).

(Actualisation: 12/03/2021)

La liste des personnes prioritaires à la vaccination est en grande partie générée automatiquement sur base des factures de santé et des dossiers de patients informatisés.

De cette façon, 1,2 million de personnes pourront être convoquées comme personnes prioritaires pour la vaccination.

Une minorité de personnes à risques peuvent ne pas se retrouver sur la liste de personnes ainsi invitées prioritairement. Il s'agit des personnes qui n'ont pas de médecin traitant et pour lesquelles aucun remboursement pour des prestations liées à une pathologie reconnue comme permettant une vaccination prioritaire n’a encore été effectué. Si vous faites partie de cette minorité, nous vous recommandons de consulter un médecin généraliste afin d’ouvrir un dossier médical et d’être identifié.e comme personne pouvant être vaccinée en priorité.

D’ici quelques semaines, chaque personne aura normalement la possibilité de vérifier elle-même sur le site https://www.masante.belgique.be/ si elle est reprise sur la liste des « patients avec comorbidités».

(Actualisation: 23/03/2021)

Communication

Le Gouvernement wallon et l’AVIQ organisent des webinaires et des réunions spécifiques ; les groupes concernés sont : la population, les professionnels de la santé, les responsables de centres de vaccination, les Gouverneurs et Bourgmestres, les maisons de repos et centres de personnes fragilisées de tout type.

Depuis lors, près de 30 à destination des travailleurs de diverses structures en ligne avec l’aide et le soin (maisons médicales, hôpitaux, Centres locaux de promotion de la santé, services d’aides à domicile, mutualités, etc.), des professionnels de l’aide et du soin hors structure collective (psychologues, logopèdes, médecins spécialistes, kinésithérapeutes, infirmier.ère.s. etc.) ou encore des partenaires actifs de la stratégie de vaccination (bourgmestres, gouverneurs, etc.).

Plusieurs supports d’information sont édités et mis à disposition de chacun à mesure que l’on avance dans la stratégie vaccinale : les flyers d’information, le set de slides à destination des professionnels de la santé ou encore les affiches sont accessibles sur :

Il importe de combiner efficacement l’information (procédures, consignes, règles et dispositions, etc.) et la communication (FAQ, sites web, réseaux sociaux, webinaires, etc.), considérant que les deux forment un cercle vertueux.

En Wallonie, l’AVIQ assure vers les professionnels le relais des informations concernant leur pratique. La COCOM assure ce rôle pour la Région bruxelloise.

La communication est quant à elle envisagée tant en termes d’événements (webinaires, principalement) que de publications (flyers, affiches, supports visant à soutenir le dialogue entre le patient et le soignant) et plus largement de production de contenus (site web, réseaux sociaux, etc.).

La qualité de l’information et de la communication sont déterminantes en termes d’adhésion, de surcroit dans un contexte de vaccination volontaire.

Dans tous les cas, il est conseillé de privilégier une prise d’information au départ des sites officiels:

(Actualisation: 12/03/2021)

Dès qu’un vaccin est enregistré au niveau européen, la commission publie en toute transparence tout le dossier clinique du vaccin, permettant à toute personne qui le souhaite d’accéder à l’ensemble de l’information scientifique disponible.

Vous trouverez les précisions utiles sur le site de l’AFMPS et de l’EMA.

Vous trouverez par ailleurs des informations sur les vaccins en développement sur le site web de l’OMS.

La liste des essais cliniques approuvés pour les vaccins et des médicaments contre la COVID-19 en Belgique est consultable sur le site de la banque de données des essais cliniques.

(Actualisation: 12/03/2021)

On ne partait pas de zéro. Les vaccins AstraZeneca et Johnson&Johnson sont de technologies classiques. Pour ce qui est des vaccins à ARN messager, s’il est vrai que c’est la première fois qu’on les utilise chez l’homme, le principe d’utilisation d’ARN messager pour permettre à notre corps de produire une protéine est utilisé, donc connu, depuis plus de 10 ans. En effet, cela permet de traiter certaines maladies dans lesquelles le patient a une anomalie génétique qui ne lui permet pas de fabriquer naturellement une protéine. Le manque de cette protéine a de graves répercussions sur sa vie. L’injection d’un ARN messager entraînera donc la production indirecte de la protéine manquante. Dans le cas du vaccin, la protéine fabriquée par l’ARN messager spécifique sera identique à la protéine « spike » du coronavirus. Dès que la personne vaccinée aura reçu sa première injection, elle commencera à produire la protéine en question mais son corps fabriquera aussi des anticorps car notre organisme reconnaît une protéine "non humaine" et va donc la considérer comme "substance à éliminer". C'est notre immunité qui est ainsi stimulée pour contrer le coronavirus de la covid-19.

Les études testent toujours 2 groupes de patients identiques. Un groupe reçoit le vaccin et l'autre reçoit "autre chose" de bien connu et totalement inoffensif. Ni les patients volontaires, ni les médecins qui injectent le vaccin ou l'autre substance ne connaissent ce qu'ils injectent. Cela empêche donc d'avoir un comportement différent suivant cette connaissance. Un médecin (en fait plusieurs spécialistes) savent évidemment qui a reçu quell substance en finale. On compare alors le nombre de patients volontaires de chaque groupe qui contracte la maladie. Si on a un groupe A avec vaccin et un groupe B avec une autre substance, et que dans le groupe A il y a 10 malades et dans le groupe B 20 malades, on pourra conclure que l'efficacité est de 50 (car on diminue de 50% le nombre de malades).

(Actualisation: 12/03/2021)

Le vaccin sera un moteur essentiel pour le retour à une vie normale. Mais, effectivement, dans un premier temps il restera fondamental d’observer les gestes barrière et de respecter toutes les précautions utiles puisque la très grande majorité de la population ne pourra pas être vaccinée en même temps. Les situations évolueront au fur et à mesure de l’avancée dans le processus de vaccination et nous en communiquerons les éléments de façon transparente. Le retour à la normale sera progressif et prudent.

Une étude israélienne de fin février, en cours de publication, montre une nette diminution des contaminations (près de 90%) après les 2 doses de vaccination du vaccin Pfizer. Une autre étude publiée le 24 février 2021 dans le New England Journal of Medicine confirme cet effet positif du vaccin Pfizer. Nous pouvons espérer qu’il en soit de même avec les autres vaccins.

(Actualisation: 12/03/2021)

Les études dont nous disposons aujourd’hui sont réalisées par les firmes pharmaceutiques. Ces dernières ont accepté, dans le processus d’enregistrement, une transparence accentuée en donnant un accès aux organes de contrôle au cours de ces études.

La fiabilité de ces études est donc importante, d’autant plus que le nombre de participants est particulièrement grand.

Ces études sont publiées dans The New England et The Lancet.

L’ensemble du dossier pharmaceutique est accessible, pour tous les citoyens, sur le site de l’Union Européenne (https://www.ema.europa.eu/en).

(Actualisation: 12/03/2021)

Le vaccin, un acte volontaire et gratuit

A mesure que nous progressons dans la stratégie de vaccination, de nombreux professionnels de la santé déclarent leur intention de vaccination. L’important travail mené en termes d’information et de sensibilisation vise à permettre à chacun de poser un choix éclairé.

D’une part, la vaccination est un acte volontaire. Il n’existe pas d’obligation professionnelle. Actuellement, aucune disposition contractuelle n’impose la vaccination dans le secteur des soins, mais il est vivement recommandé en particulier pour le personnel confronté aux patients COVID-19.

D’autre part, le sujet de la vaccination et son importance en termes de santé publique doivent pouvoir être abordés en toute honnêteté et transparence afin d’apporter à chacun les réponses aux questions qu’il se pose. Au fil de la campagne, en fonction des progrès de celle-ci, des outils d’information et communication seront mis à disposition des professionnels et de la population de manière générale. La qualité de l’information est en effet fondamentale pour susciter la confiance et l’adhésion. Le sujet peut aussi être abordé dans le cadre de la relation de confiance fondée entre le patient et son médecin, ce dernier disposant des données médicales propres à son patient. Vous pouvez télécharger la brochure pour les professionnels de l'aide et du soin ici.

(Actualisation: 12/03/2021)

Le vaccin doit être réalisé avec le consentement de la personne, les institutions ne peuvent « forcer à la vaccination » et les acteurs concernés sont clairement informés en ce sens.

(Actualisation: 12/03/2021)

Le vaccin est pris en charge par les autorités publiques ; la personne vaccinée ne doit rien débourser.

(Actualisation: 12/03/2021)

Vaccination et positivité

Non, l’immunité n’est pas garantie par la présence (ou non) d’anticorps. Il faudrait analyser le degré de pouvoir neutralisant de ces anticorps ; qui peut de plus varier au fils du temps. Les études cliniques ont bien montré que la vaccination est par ailleurs aussi sûre et aussi efficace chez les personnes avec anticorps que chez celles sans anticorps.

(Actualisation: 12/03/2021)

Un.e patient.e ayant fait la COVID peut effectivement être vacciné.e 14 jours après la fin de la maladie.

L’immunité n’est pas garantie par la présence (ou non) d’anticorps, que la personne ait été ou non symptomatique, et les études cliniques ont bien montré que la vaccination est aussi sûre et aussi efficace chez les personnes avec anticorps que chez celles sans anticorps.

Par ailleurs, les vaccins qui le nécessitent seront administrés en deux doses, que le patient ait été préalablement ou non positif à la Covid-19. Néanmoins, la possibilité de n'injecter qu'une seule dose aux patients ayant fait la Covid est à l'étude.

(Actualisation: 12/03/2021)

Les essais cliniques comportaient à la fois des patients séronégatifs et séropositifs, et l’efficacité a été démontrée dans les deux groupes. La vaccination COVID cible tout le monde. Par ailleurs, il n’y a pas de risque de vacciner une personne qui a déjà développé la COVID.

(Actualisation: 12/03/2021)

La priorité vaccinale n’a pas été établie en fonction de la séropositivité ou non des personnes, et les études cliniques ont bien montré que la vaccination est aussi sûre et aussi efficace chez les personnes avec anticorps que chez celles sans anticorps. D’ailleurs, la présence d’anticorps ne garantit ni l’immunité ni un degré suffisant de protection. Nous ne disposons pas actuellement de suffisamment de données concernant l’immunité post-infection au Sars-cov 2. Il semblerait que la majorité des personnes conservent une immunité pendant plusieurs semaines mais d’autres retombent malades ; ceci doit être suivi sur le long terme.

(Actualisation: 12/03/2021)

Une personne ayant fait la Covid peut être vaccinée 14 jours après la fin de la maladie ou après la période d’isolement (pour les personnes en attente d’un test par exemple). Tout individu vacciné aujourd’hui peut développer à nouveau une forme de la maladie et être une nouvelle fois contagieux pendant les deux semaines qui suivent.

(Actualisation: 12/03/2021)

Le vaccin et les gestes barrières

La vaccination ne va pas nous permettre de retrouver d’un seul coup nos libertés et nos habitudes. Se protéger en respectant les gestes barrière ainsi que toutes les précautions utiles (l’aération des locaux, par exemple) restera indispensable un certain moment pour plusieurs raisons :

  • le vaccin ne protège pas immédiatement après son administration ;
  • l’ensemble de la population ne sera pas de suite vaccinée ;
  • la durée de protection n’est pas encore scientifiquement établie ;
  • si la personne vaccinée est mieux protégée, on ne sait pas encore bien dans quelle mesure elle peut encore transmettre le virus à d’autres qui seraient sans protection.

Il semble que le vaccin diminue la transmission du virus; des études sont en cours.

(Actualisation: 12/03/2021)

L'efficacité des vaccins et l'immunité collective

Les études ont été basées sur des titres d’antigènes du mRNA permettant d’avoir une bonne réaction immunitaire. On a constaté que cette réaction immunitaire est assez importante avec des anticorps neutralisants de plus de 90 %. On reste dans une logique d’efficacité de 90-95 % chez les plus de 65 ans-75 ans. Depuis lors, d'autres études sont venues compléter les données disponibles et montrent une excellente efficacité au-delà de 75 ans également.

(Actualisation: 12/03/2021)

A ce jour, on connait l’efficacité du vaccin pour la durée des études cliniques. On estime aujourd’hui probable que le vaccin sera efficace pour un à trois ans et cette efficacité sera mesurée tout au long de la vaccination. L’avenir nous dira si une revaccination sera nécessaire. La durée de l'efficacité pourra également varier selon le type de vaccin administré.

S’il le faut, tout comme pour la grippe, les vaccins pourront être adaptés, en grosse quantité, à une nouvelle souche chaque année.

(Actualisation: 12/03/2021)

L'objectif est de parvenir à une couverture vaccinale d'une valeur théorique de 70% de la population vaccinée pour obtenir une immunité de masse.

Plus on vaccine des personnes, plus on diminue le risque de voir des personnes développer des formes sévères, ce qui va réduire la charge au niveau des hôpitaux. L’immunité de masse permet aux personnes non vaccinées d’avoir moins de risque de tomber malades parce que d’autres, en grande quantité, auront été vaccinés.

A titre individuel, il n'y a pas de valeur établie qui permet de garantir l'interruption de la transmission.

Si vous êtes vaccinés, vous voyez toutefois votre risque de tomber malade diminuer de 95 %.

(Actualisation: 12/03/2021)

La durée de la campagne de vaccination n’est pas le critère important pour l’immunité collective. C’est le pourcentage de personnes vaccinées qui compte. Mais en effet, plus vite on vaccine, plus vite on atteindra le seuil d’immunité collective, qui est estimé aujourd’hui à 70% de la population.

(Actualisation: 12/03/2021)

On ne peut pas affirmer aujourd’hui qu’une personne qui a été en contact avec la COVID soit immunisée ou protégée. Il est donc préférable de vacciner tous les résidents de la structure. De plus, le personnel et les visiteur.euse.s des collectivités doivent également être vacciné.e.s pour assurer une protection aux résident.e.s

(Actualisation: 12/03/2021)

Pour atteindre une immunité collective sans vaccin, il faudrait se résoudre à ce qu’au moins 70 000 à 80 000 belges développent des formes graves de la COVID 19 et décèdent dans des délais courts. Outre le fait que ce nombre de morts soit inacceptable, ceci entraînerait une saturation du système hospitalier et un nombre énorme de convalescents avec des séquelles de la maladie. C’est la catastrophe sanitaire que nous voulons tous éviter. La vaccination est donc à privilégier pour atteindre une immunité collective rapide, en évitant ce scénario-catastrophe.

(Actualisation: 12/03/2021)

Une étude israélienne de fin février, en cours de publication, montre une nette diminution des contaminations (près de 90%) après les 2 doses de vaccination du vaccin Pfizer. Une autre étude publiée le 24 février 2021 dans le New England Journal of Medicine confirme cet effet positif du vaccin Pfizer. On peut espérer qu’il en soit de même avec les autres vaccins.

(Actualisation: 12/03/2021)

Ce critère n'a pas été inclus dans la sélection des personnes participants à l'étude.

Un dosage d’anticorps Covid-19 a été systématiquement réalisé à l’inclusion des personnes intégrées à l’étude Pfizer. L’étude a donc compris des personnes ayant fait une forme asymptomatique de la maladie et présentant une sérologie positive à la Covid-19.

Au dépouillement des données de l’étude, il a été constaté que l’efficacité, la sécurité et la réponse au vaccin étaient identiques que les personnes aient eu un antécédent médical de Covid-19 ou non.

(Actualisation: 12/03/2021)

  • L’efficacité globale est à 60 % quand on la considère entre 4 et 12 semaines, et il n’y a pas moins d’efficacité sur les hospitalisations. Après une première dose, l’immunité apparaît déjà après 3 semaines, et on aura une efficacité qui sera renforcée 2 semaines après la deuxième dose.
  • En termes d’effets secondaires, il n’y a pas davantage d’effets secondaires, ni de plus grande dangerosité des effets secondaires, mais plutôt un profil d’effets secondaires différent.

Vous pouvez consulter l'aperçu cumulatif des effets indésirables signalés en Belgique et répertorié par l'AFMPS. L'aperçu est publié chaque semaine dans une actualité.

Le 7 avril 2021, l’EMA, le Conseil Supérieur de la Santé et la Taskforce vaccination ont ajouté les rares complications thrombotiques à la liste des effets secondaires possibles. Toutefois, ce vaccin garde sa place dans la campagne de vaccination. En raison de leur observation chez des jeunes, il a été décidé que la vaccination avec le vaccin AstraZeneca se poursuivra chez les personnes de 56 ans et plus.

(Actualisation: 07/04/2021)

Cela dépend de facteurs pour lesquels nous n’avons pas encore de réponse actuellement :

  • Quelle sera la forme dominante de variant dans notre pays ?
  • Quels seront les résultats des études qui sont en cours notamment en Angleterre sur l’utilisation d’un vaccin avec un autre ?

D’un point de vue pratique, ce qui est actuellement recommandé, c’est d’utiliser les vaccins le plus rapidement possible, quels qu’ils soient, sans exclure qu’on puisse éventuellement adapter et vacciner à nouveau avec le vaccin AstraZeneca, même pour des personnes qui ont fait un traitement complet de 21 jours avec Pfizer. Et vice versa.

(Actualisation: 12/03/2021)

La vaccination n’implique pas d’injecter la forme vivante du Coronavirus SARS-cov2. Au contraire, avec les vaccins à ARN messager, on injecte l’équivalent de l’ARN qui va coder et qui va être traduite en protéine d’intérêt. Ce n’est pas la protéine qui est pathogène. Quand la protéine est surexprimée à la surface, elle va entraîner la réponse immunitaire. Les effets indésirables qui apparaissent sont des effets de réactogénicité de la réponse immunitaire. Par définition, ce qui est à risque lorsqu’on a le virus, ce n’est pas la protéine S en tant que telle, c’est surtout la charge virale qui va se développer et qui va entraîner une réponse inflammatoire systémique plus importante, à partir des poumons notamment.

En Belgique, aucun des 3 vaccins proposés actuellement pour la Covid-19 ne contient le virus vivant atténué.

Il n’y a donc pas de raison d'imposer une quarantaine après la vaccination étant donné le fait que vous ne pourriez rien transmettre. Néanmoins, une quarantaine sera recommandée à une personne vaccinée dans le cas où celle-ci aurait été en contact étroit et prolongé avec une personne infectée au coronavirus. Les risques pour une personne vaccinée d’être transmetteur de la Covid-19 n'est pas encore suffisamment connue.

(Actualisation: 12/03/2021)

Trois semaines après la première vaccination, le vaccin AZ protège tout le monde à 100% contre l'hospitalisation et les cas graves de COVID (en ce compris chez les plus de 80 ans) et à 70-75% contre le COVID-19 léger.

L'efficacité contre les infections légères passe à plus de 80 % après la deuxième injection, si elle est administrée après 12 semaines. Nous avons donc affaire à un très bon vaccin.

(Actualisation: 16.03.2021)

Les types de vaccin

Ce sont deux mêmes types de vaccins, à savoir des vaccins à ARN messager. Voici leurs principales caractéristiques:

Spécificités du vaccin Pfizer

Spécificités du vaccin Moderna

Conservé à -75 ° C pendant 6 mois, réfrigérateur standard (2-8 ° C) pendant 5 jours

Conservé à -20 ° C pendant 6 mois, réfrigérateur standard (2-8 ° C) pendant 30 jours

Les doses sont administrées à 21 jours d'intervalle

Les doses sont administrées à 28 jours d'intervalle

La combinaison lipidique est unique

La combinaison lipidique est unique

Utilisation d'un tampon phosphate


Utilisation d'un tampon tris-acétate

Dilué dans une solution saline avant la vaccination

 

Pas de dilution avant la vaccination

Autorisé pour les patients de + de 16 ans

Autorisé pour les patients de + de 18 ans

 

Tous deux :

  • utilisent l'ARN messager comme modèle pour la glycoprotéine Spike (S) du SARS-CoV 2
  • ont un schéma en 2 doses et sont administrés en intramusculaire
  • utilisent une combinaison de 4 lipides comme particule de transport
  • utilisent le saccharose comme cryoprotecteur et stabilisateur
  • sont sûrs et ont une efficacité supérieure à 94%

Vous trouverez des précisions complémentaires sur le site de l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé.

Nous n’avons pas « choisi » les vaccins à mRNA. Certains sont basés sur cette technique, d’autres pas. Le fait est que la technique du RNA messager est particulièrement efficace pour développer de nouveaux vaccins et c’est très probablement pour cela qu’ils sont les arrivés les premiers sur le marché. Leur développement est rapide parce que le vaccin à ARN messager ne nécessite pas de matériel biologique et peut donc être produit en plus grande quantité sur un délai court. Les firmes sélectionnées ont montré une grande expertise dans ce type de vaccin, ainsi qu’une capacité de production importante.

Il s'agit d'une technique utilisée depuis plus de dix ans dans un autre domaine de traitement médical (maladies rares) ; elle pouvait donc être envisagée pour produire une protéine dans le cadre d’une vaccination.

Avec l'arrivée des vaccins à vecteurs viraux (AstraZeneca), on constate à ce jour que les différentes approches ont une efficacité très satisfaisante pour atteindre le but principal d'un vaccin : diminuer les décès et les malades graves.

(Actualisation: 12/03/2021

L'ARNm, un morceau de matériel génétique du virus, est très instable, il se désintègre rapidement en particules plus petites puis est nettoyé par notre corps. Cela explique pourquoi ces vaccins nécessitent de telles exigences de conservation par le froid et qu’il a fallu si longtemps pour que de bons vaccins à ARNm arrivent sur le marché.

De nos jours, ce problème est résolu en emballant l'ARNm dans de minuscules globules faits de matière grasse, qui protègent l'ARNm pour qu’il ne se désagrège pas immédiatement. Ces globules sont très importants pour le bon fonctionnement d'un vaccin à ARNm, et ne sont pas porteurs de grands inconvénients. Ils sont très sensibles à la température, tout comme l'ARNm lui-même. Par conséquent, les vaccins Pfizer et Moderna en particulier doivent être conservés très froid.

L’ARN messager est lui-même très peu stable et reste peu de temps dans la cellule, raison pour laquelle le vaccin est conservé à -75 degrés.

(Actualisation: 12/03/2021

Oui, on en est sûr. Un vaccin à ARNm ne modifie pas l’ADN, mais introduit dans l’organisme un messager temporaire qui n’atteindra pas le noyau de nos cellules et ne sera pas en interaction avec notre ADN. Il va apporter à l’usine de fabrication de la cellule le même code génétique (ARNm) que le virus et, une fois les antigènes produits, sera détruit par la cellule. Ce sont les antigènes produits qui à leur tour, vont activer le système immunitaire qui va produire des anticorps contre le virus. Ainsi le corps sera prêt à réagir rapidement lorsqu’il entre réellement en contact avec le virus.

La variante avec le code génétique contenue dans le vaccin ne peut pas fusionner avec le génome de l’hôte, votre ADN. Il est en fait converti dans une cellule de votre corps en une protéine : les protéines Spike. Les morceaux de cette protéine deviennent visibles pour les cellules immunitaires de votre corps, qui produisent alors des anticorps qui vont reconnaître le virus. Finalement, le vaccin est à nouveau décomposé naturellement par votre corps. Cela ne modifie donc rien à votre ADN (source https://www.info-coronavirus.be/fr/vaccination).

(Actualisation: 12/03/2021)

Des scientifiques qui ont conseillé les achats de vaccins en considérant qu’il fallait miser sur plusieurs sources de vaccins. Les différents vaccins n’ont pas été comparés les uns aux autres, le taux d’efficacité étant dépendant de plusieurs paramètres et toutes les études n'ayant pas été faites exactement sur les mêmes populations et dans les mêmes conditions.

Les agences européennes et mondiales analysent donc les vaccins indépendamment les uns des autres, ils ne sont pas comparés au sein d’une même étude, mais chacun par rapport à un placebo. Les populations testées sont donc fort différentes pour chaque vaccin, les groupes à risques sont plus ou moins représentés, les conditions sont différentes, etc.

Le vaccin est donc soit moins immunogène, soit l’efficacité de celui-ci n’a pas été mesurée de la même façon. Cependant, un vaccin peut être plus ou moins efficace selon la tranche d’âge sélectionnée. Il est donc intéressant de continuer d'analyser l’efficacité réelle de chaque vaccin pour chaque catégorie d’âge. Ce taux d’efficacité sera mesuré réellement et les études cliniques se poursuivront pendant une à deux années.

Les chiffres d’efficacité s'affinent au fils du temps, les millions de personnes déjà vaccinées améliorant l'évaluation statistique.

Le fait d’être vacciné est beaucoup plus important que le taux d’efficacité de l’un ou de l’autre vaccin, parce qu’il participe à l’immunité collective. Tous ceux qui sont mis sur le marché ont été validés en termes d’efficacité et de sécurité.

Par ailleurs, certains vaccins n’ont pas été achetés, n’étant ni enregistrés au niveau européen ni au niveau belge. C’est le cas des vaccins russe et chinois.

(Actualisation: 12/03/2021)

Il n’est pas prévu que le patient choisisse son vaccin dans cette première phase de vaccination massive vu l’objectif de nous protéger tous le plus vite possible de la pandémie ; la pandémie passée, il appartiendra ensuite, comme pour les autres vaccins, au prescripteur de définir avec chacun de ses patients, le cas échéant, selon la situation de son patient, de recourir à tel ou tel vaccin.

Les médecins traitants qui sont et restent les conseillers de leur patient, sur la base des données scientifiques validées disponibles.

(Actualisation: 12/03/2021)

Cela fait partie des plans proposés pour les vaccins Astrazeneca et Janssen, mais c'est encore en cours d'étude. Nous en saurons davantage ultérieurement, probablement pas avant l'été.

(Actualisation: 12/03/2021)

En Belgique, nous ne disposons pas d’étude d’interchangeabilité, contrairement à d’autres pays tels que la Russie avec le SPUTNIK V (stratégie de vaccination « Prime Boost »).

Chaque dose de vaccin SPUTNIK V contient des particules virales recombinantes de l'adénovirus 26 ou bien de l'adénovirus 5 exprimant la protéine S. Le schéma vaccinal comporte deux doses administrées par voie intramusculaire à 21 jours d'intervalle. Une dose contenant l'adénovirus recombinant rAd26-S est administrée à J0 et une dose contenant l'autre adénovirus recombinant rAd5-S est administrée à J21 . Cette stratégie consistant à utiliser deux vaccins différents est appelée "prime-boost" ou "amorce-rappel". L'utilisation de deux virus-vecteurs différents a pour but d'éviter l'effet d'une immunité anti-vecteur développée après la première injection et qui pourrait nuire à l'efficacité de la deuxième.

Imaginons que nous manquions subitement du vaccin Moderna pour injecter la deuxième dose. Il y aurait alors une possible cohérence d’ouvrir la perspective à l’utilisation du vaccin Pfizer pour l’administration de la deuxième dose. Mais cette solution mixte n’est, dans la situation actuelle, pas proposée.

Dans le cas de l’orientation des variants, rien n’exclut que dans le cadre des études de Prime Boost en cours, on inocule une première dose d’AstraZeneca et puis une deuxième dose d’un vaccin ARN pour augmenter la nature et le nombre d’anticorps dits neutralisants, qui agissent à différents endroits de la protéine S du virus. Il s’agit là d’études en cours, non validées en Belgique.

En parallèle, il y a aussi la réflexion de faire des vaccins multivalents.

(Actualisation: 12/03/2021)

La sécurité des vaccins

La position de la Taskforce Vaccination
La position de la Taskforce Vaccination belge, comme de l’EMA, est que les avantages du vaccin Astra Zeneca contre la Covid-19 continuent de l'emporter sur ses risques.
La Taskforce Vaccination maintient que le vaccin AstraZeneca est un vaccin sûr et efficace, et ce, pour toutes les personnes âgées de 18 ans et plus. Il diminue le risque d’hospitalisation de 94%. Toutefois, l’occurrence de rares cas de thromboses chez de jeunes patient fait qu’à partir du 7 avril 2021, seules les personnes âgées de 56 ans et plus pourront se faire administrer le vaccin AstraZeneca.

Suivi des cas rapportés
Derrière chaque chiffre se trouve une personne. Chaque cas d’événement thromboembolique survenu après la vaccination par AstraZeneca et enregistré dans la base de données européenne, et dans la base de données belge de l’AFMPS, est pris au sérieux et est analysé scrupuleusement.

(Actualisation : 07/04/2021)

La technique en tant que telle n'est pas nouvelle. Elle est utilisée depuis plus de dix ans dans un autre domaine de traitement médical (maladies rares).

La sécurité des vaccins est une des conditions à l’autorisation de mise sur le marché (AMM) d’un vaccin. Un avis favorable pour l'AMM n'est donné que lorsqu'il existe des preuves suffisantes concernant la sécurité du vaccin. Les vaccins contre la COVID-19 doivent répondre aux mêmes exigences strictes que tous les autres vaccins. Les experts de l'EMA (Agence européenne des médicaments) et de l’AFMPS examinent de près toutes les données relatives aux vaccins contre la COVID-19.

Après la vaccination, les particules du vaccin qui contiennent l'ARNm sont rapidement absorbées par les cellules du corps. L'ARNm ne peut pas atteindre le noyau de nos cellules, où se trouve notre ADN. Notre propre ADN n'est donc pas modifié ou endommagé. L'ARNm est relativement rapidement décomposé par notre corps.

Comme pour tous les nouveaux médicaments, les autorités compétentes et les entreprises pharmaceutiques surveilleront étroitement ces vaccins après leur mise sur le marché (source https://www.info-coronavirus.be/fr/vaccination).

(Actualisation: 12/03/2021)

Les composants des différents vaccins sont connus. Ils sont consultables en détail sur le site de l'AFMPS).

(Actualisation: 12/03/2021)

Indications, contre-indications et comorbidités

Dans la phase 3 des études cliniques des vaccins Pfizer, Moderna et AstraZeneca, les résultats de plusieurs patients atteints de maladies chroniques (diabète, maladie pulmonaire, etc.) ont été analysés et ont montré des résultats favorables. Toutes les maladies chroniques ne sont pas représentées dans les essais cliniques. Toute allergie ou réaction à une substance, quelle qu’elle soit, doit être évaluée au cas par cas. Néanmoins tous les centres de vaccination disposent de matériel de prise en charge d’allergie grave. Aussi , une analyse individuelle des avantages et des risques doit toujours être effectuée pour chaque patient (source https://www.info-coronavirus.be/fr/vaccination).

(Actualisation: 12/03/2021)

L’indication de vaccination n’est pas contre-indiquée en cas de grossesse, elle est même au contraire indiquée. En effet, des études ont montré que le risque pour une femme enceinte d’avoir de graves complications en cas d’infection à la covid19 était accru, de même que le risque de fausse-couche.

(Actualisation: 12/03/2021)

La vaccination anti COVID-19 est envisagée à partir de 16 ans pour le vaccin Moderna et à partir de 18 ans pour le vaccin Pfizer. Concernant Astra Zeneca, en raison des rares cas de thromboses observés chez des jeunes patients, il est administré aux personnes âgées de 56 ans et plus.

(Actualisation: 09/04/2021)

Le vaccin est effectivement compatible avec la vaccination contre la grippe saisonnière. Être contaminé par la grippe et par le Covid-19 reviendrait à affaiblir doublement les personnes les plus fragiles ; il reste donc important pour les groupes à risque de faire les vaccins nécessaires, en les espaçant simplement de deux semaines.

Un délai minimum de deux semaines doit être respecté entre l'administration du vaccin de la grippe et celle du vaccin Covid-19.

(Actualisation: 12/03/2021)

Oui, moyennant le respect de certaines précautions.

Par ailleurs, le Conseil Supérieur de la Santé a édité un tableau décisionnel de gestion de l’anaphylaxie. Vous pouvez le télécharger ici.

(Actualisation: 12/03/2021)

Aucun des vaccins disponibles n'est contre-indiqués pour ces personnes (pas de risque d’évènements indésirables majeurs). Pour les patients immunodéprimés, on s’attend à avoir une efficacité moindre. Pour rappel, on ne vaccine pas un patient qui se trouve dans une forme aigüe de la maladie, mais chaque cas doit être analysé individuellement.

(Actualisation: 12/03/2021)

Toutes les allergies, à l’exception des chocs anaphylactiques sur polyéthylène glycol (PEG, présent dans les vaccins Pfizer et Moderna) ou Polysorbate (présent dans le vaccin AstraZeneca), permettent la vaccination.

Les vaccins mRNA (Pfizer et Moderna) et AstraZeneca ne sont pas des vaccins développés sur des œufs.

(Actualisation: 12/03/2021)

À ce jour (12/03/2021), aucune instruction particulière n’a été édictée si ce n'est une compression de deux minutes minimum sur le point d'injection du vaccin. La vaccination des personnes présentant un trouble de la coagulation peut donc être assurée avec une prudence particulière.

Si une personne est hémophile ou a des saignements très fréquents, elle doit discuter avec un hématologue. Mais il n'y a pas de contre-indication pour la plupart des personnes sous anticoagulants, pour autant qu’elles soient bien suivies et que les personnes sous Sintrom présentent un INR (International Normalized Ratio) correct. Une compression de deux minutes minimum doit toutefois être prévue.

(Actualisation: 12/03/2021)

Les citoyens n'ont pas la possibilité de choisir le vaccin qui leur sera administré. Dans de rares cas de contre-indications médicales, le médecin généraliste pourra recommander l'administration d'un vaccin plutôt qu'un autre moyennant une attestation médicale.

Pour rappel, l'avis du Conseil supérieur de la santé (CSS) a recommandé l'administration du vaccin AstraZeneca à l'ensemble de la population sans limite d'âge supérieure.

(Actualisation: 12/03/2021)

Ni l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ni l’Agence européenne des médicaments (EMA), ni la Food and Drug Administration (FDA) ne recommandent de ne pas vacciner ces groupes de personnes. Il est recommandé de vacciner les personnes qui ont fait une infection à la Covid ou ont obtenu une PCR positive symptomatique ou asymptomatique par le passé.

Plusieurs pays discutent de la nécessité de vacciner les personnes ayant eu une PCR positive endéans les trois mois suivant leur infection, le taux de réinfection étant excessivement rare dans ce délai.

Quoi qu’il en soit pour la Belgique, le Conseil Supérieur de la Santé s’est prononcé en faveur du maintien du schéma vaccinal actuel en deux doses, afin d’assurer une meilleure protection contre les variants, considérant que l’immunité développée par les personnes précédemment infectées n’est pas systématique et que la durée de protection induite par l’infection est encore incertaine.

Toutefois, sur base des avis rendus le 7 avril 2021 concernant les rares cas de thromboses, seules les personnes âgées de 56 ans et plus seront en mesure de recevoir le vaccin AstraZeneca.

(Actualisation: 07/04/2021)

Les effets secondaires

Comme tous les vaccins, certains effets indésirables peuvent apparaître.

Les effets secondaires courants sont ceux d’une vaccination classique. Localement : douleur à l’injection, érythème (rougeur), gonflement. Au niveau général : fièvre, maux de tête, myalgies. Il est aussi possible d’avoir une réaction allergique (éruption cutanée, problèmes respiratoires, etc.) parce que vous êtes allergique à l'un des ingrédients du vaccin, comme c’est le cas avec d’autres vaccins. C’est ce que l’on appelle le risque d’effet indésirable sévère et il représente moins de 0.5% de la population des études cliniques. Par mesure de précaution, les personnes ayant des antécédents d'allergies sévères seront vaccinées dans un centre hospitalier.

Le 7 avril 2021, compte tenu des très rares cas de thromboses observés chez de jeunes patients vaccinés avec le vaccin AstraZeneca, il a été décidé de réserver se vaccin aux personnes âgées de 56 ans et plus.

On constate davantage de réactions après la deuxième dose, un risque de réactions moins élevé chez les plus de 55 ans et la plupart des effets secondaires étaient légers à modérés et résolus rapidement.

L'AFMPS publie chaque semaine un aperçu cumulatif des effets indésirables signalés suite à l'administration d'un vaccin Covid-19 en Belgique. Cet aperçu fait l'objet d'une actualité hebdomadaire, consultable sur leur fil d'actualités.

(Actualisation: 07/04/2021)

Les effets indésirables doivent être encodés dans la plateforme Vaccinnet et dans la base de données de déclaration d’effets secondaires sur le site de l’AFMPS. Pour ce faire, vous aurez besoin de connaître le nom et lot du vaccin que vous avez reçu. Vous pouvez en prendre connaissance sur le site www.myhealthviewer.be.

De manière très pratique, si vous souhaitez déclarer un effet secondaire lié à la vaccination, contactez votre médecin traitant qui jugera si ce sont des effets connus « normaux » ou s’il s’agit de phénomènes particuliers. Il saura qui contacter pour les signaler.

(Actualisation: 12/03/2021)

Des cas d’anaphylaxie ont été rapportés. Ils sont néanmoins très rares (moins d'un cas/100000). Il convient de toujours disposer d’un traitement médical approprié et de surveiller le sujet vacciné en cas de survenue d’une réaction anaphylactique suite à l’administration du vaccin. Il est recommandé de surveiller attentivement les sujets vaccinés pendant au moins 15 minutes après la vaccination. La seconde dose du vaccin ne doit pas être administrée chez les personnes ayant présenté une réaction anaphylactique après la première dose de Pfizer ou Moderna.

Depuis le 7 janvier, l'AFMPS publie chaque semaine un aperçu des effets indésirables signalés suite à l'administration d'un vaccin contre la COVID-19 en Belgique.

Plus d’informations

(Actualisation: 12/03/2021)

Un tableau décisionnel de gestion de l’anaphylaxie est édité depuis le 22 janvier 2021. Il est validé par le Conseil Supérieur de la Santé et accessible sur le site du SPF Santé publique.

(Actualisation: 12/03/2021)

Non. Par contre, une personne ayant fait une réaction anaphylactique à la première dose ne doit pas être vaccinée avec la 2ème dose du même vaccin.

(Actualisation: 12/03/2021)

La conservation des vaccins

Une fois décongelé, le vaccin ne peut pas voyager (il est valable 30 jours entre 2° et 8°, 12 heures entre 8° et 25°). Il est obligatoire de l’utiliser à l’endroit de la décongélation. Actuellement, il est donc préférable de le réserver aux hôpitaux.

Que faire en cas de dose(s) surnuméraire(s)?

Alors que les vaccinations sont organisées sur base d’un calendrier précis, il se peut effectivement que des doses surnuméraires subsistent, pour diverses raisons (non présentation au rendez-vous, report pour raisons de santé, entame d’un flacon de vaccins lorsqu’ils ne se présentent pas en doses individuelles, etc.).

La priorité est de ne pas jeter ces doses surnuméraires, et de les valoriser au regard des conditions de conservation et suivant l’ordre établi dans la stratégie de vaccination. Ainsi, il s’agira de viser les publics qui se rapprochent le plus des priorités établies dans la stratégie de vaccination (les personnes les plus vulnérables et les plus exposées).

Il importe bien évidemment d’enregistrer, selon la procédure habituelle, ces vaccinations qui n’étaient pas prévues. Ainsi, le patient/citoyen/professionnel sera recontacté dans les délais afin de recevoir la 2e dose de son vaccin.

Le nouveau système informatique QVAX permettra aux Belges qui le souhaitent de s’inscrire pour bénéficier de doses restantes dans les centres de vaccination. Chaque jour, dans chaque centre, il reste quelques doses non utilisées à la suite d’annulations de dernière minute ou de « no shows » (des personnes qui ne se présentent pas au rendez-vous). Ce système permettra non seulement de ne jamais gaspiller des doses, mais aussi de faciliter la sélection dans les centres de vaccination. Le but est d’utiliser absolument chaque dose afin d’atteindre le plus rapidement possible l’immunité de groupe. Pour toutes les informations, voir la FAQ du site de QVAX.

(Actualisation 06.04.2021)

Les techniques de vaccination

L’OMS recommande de ne pas faire de test d’aspiration, ni de désinfection, en intramusculaire.

(Actualisation: 12/03/2021)

La technicité pour prélever le vaccin dans le VIAL en vue d’assurer les seringues est bien calibrée.

Cela n’a pas probablement pas été pris en compte lors du développement des vaccins.

De plus, le moyen le plus répandu, c’est la seringue et c’est ce qui a été utilisé lors des études cliniques.

(Actualisation: 12/03/2021)

Il n’y a pas de contre-indications si le patient est correctement équilibré (consulter son médecin traitant). On sait que ces personnes peuvent avoir un saignement plus important au niveau du site d’injection avec une ecchymose qui peut survenir après administration intramusculaire. Il n’y a donc pas de précautions particulières, si ce n’est maintenir une compresse un peu plus longtemps (5 minutes) et avertir la personne qu’elle peut présenter une ecchymose un peu plus importante.

(Actualisation: 12/03/2021)

Collectivités de soins aînés et handicap

Il conviendra effectivement d’isoler la personne contagieuse, cela est valable en tout temps.

(Actualisation: 12/03/2021)

Les gestes barrières et mesures de précaution doivent être maintenues après la vaccination pour le moment. Nous ne disposons pas encore d’assez de recul et cette phase de précaution est nécessaire mais nous espérons très vite avoir de nouvelles données sur ce qu’on peut faire. La communication à ce sujet se fera progressivement en fonction de l’évolution du processus de vaccination.

(Actualisation: 12/03/2021)

Le professionnel se réfère à la loi sur les droits du patient, qui explique clairement qui peut représenter le patient, notamment dans ce cas de figure.

Pour plus d’informations

(Actualisation: 12/03/2021)

Les mutations du virus

Il est peu probable que la protéine S change complètement de conformation. Cette faible probabilité est la raison pour laquelle, on estime que les vaccins déjà développés devraient toujours être efficaces contre les variants du coronavirus.

Néanmoins, si à un moment, on constate une modification trop importante, il sera possible de produire un vaccin adapté. La probabilité qui d’un tel changement reste toutefois minime.

(Actualisation: 12/03/2021)

La grippe saisonnière mute beaucoup plus que le coronavirus. Certaines années, l’efficacité du vaccin contre la grippe saisonnière est faible parce que le vaccin développé n’est pas adapté à la mutation du virus qui circule.

Dans le futur, des plateformes telles que l’ARN messager pourraient aussi être développées pour les vaccins contre la grippe saisonnière.

(Actualisation: 12/03/2021)

Vaccination et voyages

Le 30 décembre dernier, le gouvernement fédéral et les entités fédérées ont durci les règles concernant les voyages, afin de contrer la propagation de la nouvelle variante de la Covid-19. Les dispositions portent à ce stade sur la quarantaine et le testing, et non sur la vaccination.

L’idée d’un « passeport vaccinal » est fréquemment soulevée. En la matière, la position de la Belgique est claire : tant qu’on est dans le cadre d’une vaccination volontaire et que les doses de vaccins sont disponibles en fonction de priorités sanitaires et non « à la carte », cette question ne peut pas être abordée sous peine de nier le caractère volontaire de la vaccination et la priorisation de la vaccination opérée par la Belgique.

Les informations actualisées sont consultables sur www.info-coronavirus.be

(Actualisation: 12/03/2021)

Matériel de vaccination

Avec le vaccin Moderna, les hôpitaux peuvent recevoir des seringues sur demande. Elles sont fournies par la société Medista qui transporte les vaccins.

Avec le vaccin Pfizer, les hôpitaux hub ne reçoivent pas de seringues. Elles ne sont à priori pas prévues. Les hôpitaux qui rencontrent un risque de pénurie peuvent se manifester auprès de l’AFMPS et de Medista.

Les informations pour les hôpitaux non-hub suivront.

(Actualisation: 12/03/2021)

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