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Après analyse de l'approche française, le Conseil supérieur de la Santé et la Taskforce Vaccination maintiennent l’administration de 2 doses pour une meilleure protection contre les variants. 

Des constats du CSS, il ressort notamment que :

  1. la majorité des personnes infectées par le COVID-19 (+/- 20% de la population belge) ont effectivement développé une immunité. Cependant, cette immunité n’est pas systématique.
  2. la durée de la protection induite lors d’une infection est à ce stade incertaine. Elle varie entre 3 et 6 mois.
  3. les analyses actuelles ne permettent pas de conclure à l’efficacité de cette protection contre les variants du COVID-19.

A cela, s’ajoutent plusieurs difficultés de mise en place opérationnelle qu’impliquerait inévitablement l’administration d’une seule dose de vaccin ARNm aux patients qui ont déjà été infectés par la COVID-19, parmi lesquelles l’identification des personnes concernées.

Dans ce contexte, le CSS en conclut qu’il ne paraît pas actuellement adéquat de modifier les recommandations existantes. En l’absence de connaissances plus précises sur la nature de l’immunité acquise suite à une infection, le CSS estime qu’il est prudent de vacciner dès que possible (c.-à-d. 14 jours après la résolution des symptômes ou à la fin de l’isolement) dans le but d’élargir le spectre immunitaire et ainsi de permettre potentiellement une meilleure résistance aux variants (actuellement dits de type sud-africain ou brésilien).

Sur base de cet avis, la Taskforce a évalué la balance entre les risques et les bénéfices de l’approche française et a conclu à la nécessité de garder le schéma vaccinal actuel qui prévoit l’administration de deux doses de vaccin ARNm (Pfizer et Moderna). Pour le Professeur Dirk Ramaekers, président de la Taskforce Vaccination, « le nombre de doses que l’approche française permettrait d’économiser est un bénéfice bien trop faible face aux incertitudes liées à l’immunité des personnes ayant déjà été infectées par la COVID-19. Afin de garantir un retour à la vie normale le plus rapidement possible, notre objectif est et reste de fournir une protection optimale au plus grand nombre de personnes vivant en Belgique ».