La Wallonie enclenche massivement la vaccination des personnes âgées de 65 ans et +

Ce lundi 15/03/2021, la Wallonie a débuté la vaccination du grand public. Après un démarrage pilote dans 7 centres de vaccination et hôpitaux cette semaine, la Wallonie enclenche massivement la vaccination des personnes de 65 ans et plus (1B). Cette phase concerne environ 640.000 personnes. Suivront les personnes avec comorbidités et ensuite le reste de la population. 

Au total, 40 centres (dont 9 majeurs et 31 de proximité) accueilleront les personnes âgées de 65 ans et + avant le reste de la population. Dès lundi, 30 centres ouvriront leurs portes, 8 mardi et les autres le feront dans les jours qui suivent. En rythme de croisière et en fonction de la disponibilité des vaccins, les centres seront ouverts six jours sur sept, de 12 heures à 15 heures par jour. Selon les nécessités, les centres pourront ouvrir 7 jours sur 7. 

Ce dispositif sera complété par 13 antennes de vaccination de « proximité », ouvertes par intermittence, pour les populations les plus éloignées des centres de vaccination (Comines-Warneton, Thuin, Soignies, Anthisnes, Lierneux, Spa, Limbourg, Walcourt, Philippeville, Hastière, Andenne, Gembloux, Bouillon). L’antenne de Soignies est dès à présent active, les autres le seront d’ici début avril.

Un total de 53 sites de vaccination sera donc ouvert en Wallonie. 

  • Pour connaître les lieux de vaccination, rendez-vous sur la page vaccination du site covid.aviq.be
  • Pour consulter les modalités pratiques de la prise de rendez-vous, consultez
  • Vous vous posez des questions sur les invitations ou sur la prise de rendez-vous? Vous éprouvez des difficultés? Rendez-vous sur la FAQ dédiée aux aspects pratiques de la vaccination.

Le Conseil supérieur de la santé recommande le maintien de l'utilisation du vaccin AstraZeneca

À la demande du Ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke concernant la continuation ou la suspension provisoire de l’administration du vaccin d’AstraZeneca-Oxford, le groupe d’experts du NITAG belge au sein du Conseil Supérieur de la Santé a été sollicité pour répondre dans l’extrême urgence.

Sur base de documents très récents, càd les textes de l’OMS, de l’EMA et d’AstraZeneca ainsi que l’avis de l’International society of thrombosis and hemostasis (ISTH) allant dans la même direction (cf. point « Références »), les experts et intervenants du NITAG belges confirment leur alignement sur l’avis de l’EMA et donc sur la poursuite de l’emploi du vaccin d’AstraZeneca au vu des données dont il dispose ce lundi 15-03-2021 en matinée.

Dans l'état actuel des connaissances, le NITAG belge estime qu'il n'y a pas de preuve d'une incidence augmentée de phénomène thromboembolique lié à l'administration du vaccin d’AstraZeneca, que le bénéfice de son emploi dépasse les risques éventuels et que le NITAG belge se rallie à l'avis en la matière de l'EMA, actuellement favorable à la continuation de son administration. Le NITAG insiste sur la nécessité de mettre en perspective, dans le contexte pandémique, ce rapport bénéfice /risque, de le comparer à celui des autres vaccins Covid-19 (entre autre sur les phénomènes thromboemboliques concomitants) mais aussi de mettre tout en œuvre pour éclaircir les doutes qui ont poussé certaines autorités à suspendre provisoirement l'administration de ce vaccin.

Si l’EMA devait changer sa recommandation, le NITAG belge s’alignerait sur celle-ci.

Pour plus d'information, vous pouvez consulter la recommandation du Conseil supérieur de la santé.

La Task Force Vaccination recommande le maintien de l'utilisation du vaccin AstraZeneca en Belgique

Plusieurs pays européens, dont l'Italie, le Danemark et l'Islande, ont temporairement suspendu les vaccinations avec le vaccin d'AstraZeneca (AZ) par mesure de précaution. Cette décision a été motivée par des rapports faisant état de caillots sanguins chez des personnes vaccinées, dont un décès. Suite à cette décision, l'Agence européenne des médicaments (EMA) a donc immédiatement ouvert une enquête.


Au niveau européen, le nombre de rapports de caillots sanguins chez les personnes vaccinées n'est pas plus élevé que dans le reste de la population. Cela concerne 30 cas sur 5 millions de citoyens européens vaccinés. L'analyse de la Medicines & Healthcare products Regulatory Agency (MHRA) au Royaume-Uni, qui a administré jusqu'à présent plus de 11 millions de doses de ce vaccin, ne montre pas non plus d'augmentation du nombre de caillots sanguins.


Selon l'Agence belge des Médicaments (AFMPS), des effets secondaires ont été relevés dans moins de 2 % des vaccinations AZ, et aucun caillot sanguin n'a été signalé. De plus, les caillots sanguins ne sont pas mentionnés par le fabricant comme un effet secondaire de ce vaccin.


Enfin, une analyse approfondie de l'EMA souligne qu’actuellement rien n’indique que ces caillots sanguins sont liés au vaccin AZ. L'EMA en conclut que les avantages du vaccin AZ continuent de l'emporter largement sur les risques, mais examinera plus en détails tous les cas de caillots sanguins signalés ainsi que le lot spécifique de vaccins qui ont été administrés. Ce lot n'a par ailleurs pas été livré en Belgique.


Sur la base des données scientifiques actuelles, la Task Force continue de soutenir la vaccination avec ce vaccin. En effet, il réduit de manière significative, chez tous les adultes, le risque de maladies graves et les hospitalisations dues à la COVID-19. La sécurité des personnes vaccinées demeure une priorité. L'AFMPS et la Task Force s’attacheront à garantir un suivi quotidien de la situation.

L'EMA recommande une autorisation de mise sur le marché européen pour le vaccin Janssen

Ce 11/03/2021, l'Agence européenne des médicaments (EMA) a recommandé la mise sur le marché européen d'un 4ème vaccin contre la Covid-19: le vaccin Janssen.

L'EMA a établi cette recommandation après que son comité des médicaments à usage humain (CHMP, Committee for Medicinal Products for Human Use) ait conclu à l'efficacité, la sécurité et la qualité du vaccin.

Cet avis va pouvoir nourrir les discussions avant une éventuelle autorisation de mise sur le marché conditionnelle de la Commission européenne.

Pour en savoir plus, consultez le site de l'EMA.

Les préparatifs de la vaccination des groupes à risque en phase finale

La Conférence Interministérielle de Santé Publique (CIM) s'est à nouveau réunie ce 10/03/2021.

Comorbidités

Le 03/02/2021, la CIM, sur avis du Conseil Supérieur de la Santé et de la Task Force sur la vaccination, a déjà déterminé la liste des groupes à risque qui pourront recevoir leur vaccin en priorité lors de la phase 1B de la campagne. Tout est actuellement mis en œuvre pour que cette phase soit opérationnelle dès le 2 avril. Les accords avec les mutuelles ont été conclus, les logiciels des médecins généralistes sont prêts et les aspects techniques et juridiques sont en cours de finalisation.  Ainsi, ces patients qui présentent un risque accru de maladie grave, d'hospitalisation ou même de décès seront plus rapidement protégés.  La CIM met ainsi en œuvre une politique fondée sur des données cliniques et scientifiques solides et répond aux demandes de nombreuses associations de patients.

35 jours entre la première et la deuxième dose du vaccin Pfizer/BioNTech

Le Conseil Supérieur de la Santé avait déjà recommandé 35 jours (maximum) entre la première et la deuxième dose du vaccin Pfizer/BioNTech (au lieu de 21 jours). Les analyses de l'AFMPS et de l'European Medicines Agency ont montré que cela ne pose pas non plus de problèmes juridiques.  La CIM a donc accepté la proposition de la Task Force de fournir ce timeline pour ce vaccin. Cela permettra de disposer de vaccins supplémentaires de manière ponctuelle et d'accélérer une fois de plus la campagne de vaccination.

Le Comité de concertation décide d'un plan plein air

Aujourd’hui, le gouvernement fédéral et les gouvernements des entités fédérées, réunis en Comité de Concertation, ont abordé la situation du coronavirus. Le Comité de concertation estime que la prudence reste de mise et souhaite donner dans un premier temps la priorité à l’enseignement, aux jeunes et aux activités en plein air.

Les activités en plein air présentent un risque virologique nettement moins élevé. En pouvant être en groupe un peu plus nombreux à l’extérieur, les gens peuvent renforcer les liens qui les unissent – un besoin humain élémentaire mis à mal par la pandémie. 

Le Comité de concertation fera un nouvel état de la situation de la pandémie du coronavirus dans notre pays le 26/03/2021.

Pour connaître l'ensemble des mesures prévues,

 

L'accélération de la vaccination des plus de 65 ans grâce au vaccin AstraZeneca

Le Conseil des Ministre s'est réuni ce 03/03/2021 et a adopté une série de mesure en tenant compte de:

  • l'avis du Conseil supérieur de la santé (CSS) qui recommande l'administration du vaccin AstraZeneca à l'ensemble de la population sans limite d'âge supérieure;
  • le souhait de la Task Force que les critères de santé - c'est-à-dire l'impact maximum sur la morbidité et la mortalité dues à la COVID-19 - continue de prévaloir dans sa stratégie de vaccination la stratégie globale de vaccination ne sera pas modifiée.

Le Conseil des Ministres a adopté, pour mise en oeuvre, les mesures suivantes :

  • L'accélération de la vaccination des plus de 65 ans avec l'AstraZeneca qui peut démarrer immédiatement, de préférence chez les personnes les plus âgées. Cela doit permettre d'accélérer la protection des plus vulnérables. Elle entraînera également une simplification majeure dans l’organisation des centres de vaccination;
  • Plus de flexibilité pour l'usage de la 2e dose du vaccin Pfizer: le CSS recommande qu'en fonction de la situation épidémiologique particulière la deuxième dose soit reportée à 35 jours. Un avis complémentaire sera demandé à l'Agence européenne des Médicaments et une analyse juridique complémentaire sera effectuée avant de valider une éventuelle mise en oeuvre. La réduction du stock-tampon pour les 2e doses à maximum une semaine permettra également de libérer environ 170.000 doses à destination des personnes âgées;
  • Maintien des 2 doses de vaccin pour une protection optimale, en ce y compris contre les nouveaux variants;
  • Comorbidités: la phase de la stratégie dans laquelle des personnes ayant des comorbidités seront vaccinées sera entamée au regard des performances informatiques de l’outil d’invitation, et de l'accord de coopération sur l’échange des données. Toutefois, pour certaines comorbidités les plus sévères et suivies régulièrement à l’hôpital il sera demandé au secteur s’il est possible de les vacciner à l’hôpital.

 

 

La Wallonie accélère la vaccination!

Aujourd’hui, plus de 142.000 personnes ont été vaccinées en première dose en Wallonie et près de 90.000 avec les deux doses ; les 602 maisons de repos sont quasi terminées, les hôpitaux et les institutions collectives pour personnes en situation de handicap vont également voir leur vaccination accélérer dès la semaine prochaine.

Pour optimaliser toutes les disponibilités des centres actuellement dédiés à la vaccination du personnel d’aide et de soins de première ligne (1A4), la Ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale, vient de prendre une série d’initiatives intermédiaires visant à fluidifier la vaccination au regard de la disponibilité des vaccins et ce, dans l’attente de l’avis du Conseil Supérieur de la Santé (CSS) qui pourrait, ce mardi, décider d’autoriser le vaccin d’Astra Zeneca pour les plus de 55 ans et significativement accélérer le processus de vaccination.

Les nouvelles mesures visent donc à:

  • assouplir les modalités d’invitation des groupes cibles prioritaires (1A4) et d'y inclure:
  1. Les étudiant.e.s de dernière année dans les professions de la santé et du soin (médecins, infirmier.es, pharmacien.nes, kinésithérapeutes, dentistes, aides soignant.e.s et familial.e.s, sages-femmes…) susceptibles d’aider dans la lutte contre le covid-19 ;
  2. Tous les travailleur.euse.s des services d’aide aux familles et aux aînés;
  3. Les vaccinateurs et le personnel logistique des futurs centres pour le grand public.
  • élargir la vaccination à des publics repris dans la phase 1B et qui peuvent recevoir, dès aujourd’hui, le vaccin Astra Zeneca :
  1. Les personnes à risque en matière de santé, renseignées par les médecins généralistes faisant partie des cercles de médecine qui coordonnent les centres de vaccination pour le grand public en Wallonie ;
  2. Les policiers d’intervention en première ligne.

Concrètement, ces cinq groupes, qui sont légitimes dans la stratégie de vaccination, vont se voir proposer une série de plages horaires dans plusieurs centres de vaccination de Wallonie pour les deux semaines à venir. 

Par ailleurs, les contacts sont pris dès ce jour avec les hôpitaux pour convenir avec  eux des modalités d’une vaccination par leurs soins des personnes atteintes de maladies chroniques et les personnes greffées et dialysées qui sont régulièrement amenées à se rendre à l’hôpital.

Pour rappel, pour pallier les problèmes informatiques rencontrés début de semaine passée dans l’envoi des invitations par mail, plus de 70.000 invitations papier pour aller se faire vacciner ont été envoyées et sont arrivées dans les boîtes aux lettres des professionnels de la santé qui habitent en Wallonie. Plus d’un tiers d’entre eux se sont déjà inscrits pour aller se faire vacciner dans les 31 centres prévus pour cette phase de vaccination. Le solde des courriers papiers seront envoyés cette semaine, couvrant ainsi l’ensemble du personnel d’aide et de soins de première ligne de Wallonie, déjà partiellement vaccinées dans le cadre des phases dédicacées aux centres d’hébergement et des hôpitaux.

Le Conseil supérieur de la santé émet de nouvelles recommandations

Sur demande du ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke, le Conseil supérieur de la Santé (CSS) a émis plusieurs recommandations:

  • Utilisation du vaccin AstraZeneca pour les personnes à partir de 18 ans, sans limite d'âge supérieure
  • Allongement maximal du délai entre les 2 doses du vaccin Pfizer à 35 jours 
  • Maintien des 2 doses pour les vaccins disponibles (Pfizer, Moderna et AstraZeneca)

Lors d'un précédent avis, le CSS s'était montré prudent dans ses recommandations par manque de données suffisantes dans la phase 3 de l'essai clinique d'AstraZeneca pour la tranche d'âge des personnes de plus de 55 ans. Depuis, les données récoltées dans le cadre de la vaccination massive au Royaume-Uni, en Ecosse et en Israël montrent, d'après Yves Van Laethem (président de la section vaccination du CSS) "efficacité du même ordre de grandeur que le vaccin Pfizer y compris chez les personnes âgées" pour le vaccin AstraZeneca.

Concernant l'espacement des doses de vaccin, Yves van Laethem indique que "le Conseil supérieur de la Santé estime que l'administration de la deuxième dose du vaccin Pfizer doit rester aussi proche que possible des 21 jours recommandés. Ces études récentes permettent cependant d'envisager un allongement entre la première et la deuxième injection jusqu'à 42 jours, mais par mesure de prudence le CSS recommande de privilégier 35 jours". Cet allongement pourrait être envisagé si la situation sanitaire et épidémiologique exige une accélération de la vaccination.

En ce qui concerne l'administration d'une seule dose de vaccin Pfizer, Moderna ou Astra Zeneca, le CSS relève l'absence de donnée scientifique présentant l'efficacité de l'administration d'une dose unique. Selon Yves Van Laethem, l'étude d'observation israélienne (qui porte sur 600.000 personnes) "montre l’importance du gain occasionné par une 2e dose" en montrant une augmentation de l'efficacité vaccinale qui passe de 57% après la 1ère dose à 94% après la 2e dose. 

L’avis du CSS viendra nourrir la réflexion et la décision de la Taskforce vaccination et les ministres de la Santé.

Pour en savoir plus, vous pouvez :

- consulter l'avis du CSS

consulter l'étude observationnelle israélienne publiée dans The new England Journal of Medecine

- consulter l'étude britannique publiée dans Public Health England

 

Le vaccin AstraZeneca recommandé pour les femmes enceintes et les patients à risque de 18 à 55 ans

Les vaccins COVID-19 actuels stimulent l'immunité de différentes manières et à différents degrés. Cependant, ils ont tous une efficacité similaire dans la prévention des formes graves de COVID-19 (réduction des hospitalisations et des décès), s'ils sont administrés aux bons groupes, définis sur base des données scientifiques disponibles.

Le 26/02/2021, le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) a établi que le vaccin AstraZeneca peut également être administré aux femmes enceintes (tout comme celui de Pfizer et de Moderna, aux mêmes conditions) et aux adultes jusqu'à 55 ans, en ce compris ceux qui sont sujets à une maladie chronique, sauf en cas d'immunité fortement réduite. Cette limite d'âge de 55 ans est actuellement réexaminée par le CSS, sur base de nouvelles données liées à l'efficacité de ce vaccin sur les personnes âgées.

Dirk Ramaekers, président de la Taskforce Vaccination a déclaré: " En collaboration avec les hôpitaux, la Taskforce est à pied d’œuvre pour veiller à la vaccination de ces patients à risque. L'objectif est de  leur fournir le plus rapidement possible une protection optimale contre le COVID-19 et, ce faisant, de les prémunir d’une hospitalisation. C'est une étape indispensable pour garantir le retour à une vie normale".

Pour en savoir plus, consultez les avis de la Taskforce Vaccination:

Télécharger l'avis de la Taskforce vaccination sur les personnes présentant un profil de risque accru.

Consulter l'avis du Conseil Supérieur de la Santé sur la vaccination contre la COVID-19 chez la femme enceinte.