Professionnels

Quarantaine, isolement et testing

Un cas possible ou confirmé dans votre service d’accueil ou d’activité de jour du secteur de la santé, du handicap ou de l’action sociale

Bénéficiaire ou membre du personnel, cas possible ou confirmé de Covid-19, la personne doit immédiatement :

  • être écartée du milieu d’accueil, de soin ou d’activité ;
  • contacter son médecin traitant et s’en référer à la procédure testing pour particulier ;
  • lister les contacts étroits qu’elle a entretenu dans les 48h précédant l’apparition des symptômes afin de permettre au tracing d’effectuer son travail de suivi des contacts et de permettre aux personnes concernées de prendre leurs précautions.

L’AVIQ, par le biais des Directions métiers, peut par ailleurs vous accompagner et contacter les usagers/bénéficiaires ou leurs familles dès lors qu’ils ont été en contact étroit avec une personne suspectée d’être contaminée ou confirmée positive au Covid-19.

Un cas possible ou confirmé dans un service d’hébergement du secteur de la santé, du handicap ou de l’action sociale

Vous travaillez dans un service d’hébergement du secteur de la santé, du handicap ou de l’action sociale ?

Vous pouvez consulter le Plan Interne d’Urgence (PIU) via :

  • les supports vidéo du webinaire du 17/09/2020 dans notre boîte à outils ;
  • les documents officiels s’y rapportant dans notre onglet « Documents professionnels ».

Parmi vos bénéficiaires/résidents

Vous avez détecté un cas possible ou positif au Covid-19 parmi vos bénéficiaires ou résidents ? Agissez tout de suite en prenant les mesures suivantes détaillées dans l’annexe 3 « Fiche technique » du PIU, disponible ici et dans votre boîte à outils !

Parmi votre personnel

Un membre du personnel de votre service:

  • est positif Covid-19? Qu'il soit symptomatique ou non, il doit immédiatement se mettre en isolement pour une durée minimale de 10 jours. Consultez la procédure Sciensano spécifique au personne soignant pour distinguer les cas dans lesquels un professionnel de santé testé positif peut être autorisé / est strictement interdit de travailler.
  • est considéré comme contact à haut risque ou revient de zone rouge? Il doit immédiatement se placer en quarantaine pour une durée de 10 jours et observer une période de haute vigilance durant 14 jours à dater du dernier contact à haut risque/retour de zone rouge. Consultez la procédure Sciensano pour prendre connaissance des cas exceptionnels dans lesquels un professionnel de santé peut se soustraire à la quarantaine.

Un cas de souche variante du sars-cov-2

Vous suspectez ou avez la confirmation d'un cas de souche variante au sein de vos résidents ou de votre personnel? Prenez immédiatement les mesures reprises dans la communication de l'AVIQ à destination des responsables de services.

Dans tous les cas

Dans tous les cas, n’oubliez pas de déclarer les cas possibles ou confirmés de Covid-19 au sein du personnel de votre service via le formulaire de déclaration des cas sur la Plateforme Plasma.

Un membre du personnel de votre service a voyagé en zone rouge à l’étranger

Le Comité de concertation du 30/12/2020 a fixé de nouvelles règles concernant le retour de zones rouges.

Pour prendre connaissance des obligations de double test PCR et de quarantaine, de même que du contrôle de la quarantaine et des conséquences en cas de non-respect, consultez la page Quarantaine, isolement et testing pour le grand-public du site.

La déclaration des cas possibles ou confirmés Covid-19, une étape essentielle pour les services d’hébergement

Vous travaillez dans un service résidentiel ou d’hébergement ? Vous êtes tenu de déclarer tout cas possible ou cas confirmé positif Covid-19 qui survient au sein de votre service (membre du personnel ou bénéficaire/résident) via la plateforme Plasma de déclaration des cas.

C’est exclusivement cette étape de déclaration des cas qui conditionne la mise en place de votre accompagnement par l’AVIQ. Elle impacte par ailleurs le monitoring des données réalisé par la Cellule de surveillance des maladies infectieuses (SURVMI), fondamental dans le suivi de l’évolution de la pandémie au sein des services.

Les Directions métiers de l’AVIQ vous accompagnent !

L’AVIQ consulte quotidiennement la liste des nouveaux cas déclarés au sein des services d’hébergement. La Cellule SURVMI informe chaque matin les Direction métier des services concernés et du nombre de cas impliqué.

Dès lors que vous avez correctement rempli le formulaire de déclaration des cas, un agent de première ligne sera en mesure de :

  • prendre contact avec vous dès que vous avez référé, dans l’état actuel de la pandémie :
    • 1 cas positif ou 1 cas possible pour la Direction des aînés
    • 1 cas positif ou 2 cas possibles pour la Direction de la Santé mentale,
    • 1 cas positif ou 1 cas possible pour les Directions de la branche Handicap,
    • 1 cas positif ou 1 cas possible pour les SHNA (Direction de la Santé mentale) ;
  • définir avec votre aide les contours précis de la situation ;
  • vous communiquer, en collaboration avec la cellule de Surveillance des maladies infectieuses, les mesures spécifiques adaptées à la situation de votre service, notamment au niveau des testings à réaliser (pas de testing, testings des contacts étroits, des résidents et/ou du personnel partiellement ou en totalité).

Comment définir un contact étroit

De manière simplifiée, le contact étroit est défini par deux critères : la durée (supérieure à 15 minutes) et la distance entre les personnes (moins d’1,5 mètre).

Cette définition simpliste ne suffit pas à déterminer vos contacts rapprochés.

Pour ce faire, référez-vous à la procédure établie par Sciensano:

Comment définir un cas possible ou confirmé de Covid-19

Vous souhaitez connaître la définition en vigueur et pouvoir distinguer un cas possible d'un cas confirmé?

Consultez la définition de cas disponible sur site de Sciensano disponible ici.

Acteurs impliqués dans le respect des mesures de quarantaine et de testing

La plateforme informatique sécurisée donnant l’information aux bourgmestres identifie les personnes et les situations problématiques après contrôle de l’AVIQ et donc en nombre limité. Cette information permet aux bourgmestres de prendre toute mesure utile et nécessaire afin de limiter la diffusion de la pandémie.

Suite à la réunion du Comité de concertation national du 30 décembre dernier, la Wallonie a pris la décision de mettre en place un système de suivi dont les bourgmestres ont été informés par courrier du 6 janvier 2021. Ainsi, il est mis en place une plateforme informatique sécurisée destinée à la communication aux Bourgmestres wallons par l’Inspecteur régional de l’Hygiène de l’AVIQ des cas problématiques.


Quelles informations ? Qui est concerné ?

L’Inspecteur précité y consignera ses suspicions de non-respect évident des règles de quarantaine ainsi que de non réalisation d’un test de dépistage Covid 19 consécutif au retour de zone rouge ou de contact à haut risque avec une personne testée positive. De même, cette plateforme permettra d’informer les Bourgmestres en cas de non collaboration des citoyens avec le centre de contact Covid-19.


Quel rôle des bourgmestres ?

C’est l’évolution de la pandémie qui impose de mobiliser l’ensemble de nos forces et, partant, de solliciter l’aide des bourgmestres dans la lutte contre le coronavirus, notamment à la suite de l’émergence de variants susceptibles d’entrainer davantage de contaminations au sein de notre population.
Le cadre juridique existe et le dispositif est prévu à l’article 47/15 et sv du CWASS qui permet à l’inspecteur d’hygiène régional de collaborer et de s’associer au bourgmestre lorsqu’un risque réel de dissémination existe ou lorsque la dissémination est avérée, en lui fournissant des informations sur les situations de personnes contaminées ou susceptibles de l’être.

Cette information précise transmise aux bourgmestres résulte du travail en amont effectué par le centre de contacts qui soit aura tenté en vain d’atteindre la personne jusqu’à cinq fois en une journée et envoyé un agent de terrain sur place sans plus de résultat ; soit encore aura été confronté à un refus manifeste de collaboration. Ces situations sont ensuite analysées par l’inspecteur d’hygiène régional afin de déterminer quelle suite lui réserver et notamment si une intervention locale est requise pour maîtriser le risque de dissémination.

L’information est transmise au bourgmestre, dans le délai le plus bref. En effet, l’efficacité et la proportionnalité des interventions à chacune des étapes sont essentielles pour assurer une action rapide, eu égard au délai de la période de quarantaine, soit jusqu’à 14 jours en cas de positivité.


Que faire de cette information ?

Elle permet de gérer au cas par cas les situations qui pourraient devenir problématiques et permet aux Bourgmestres de décider de l’intervention la plus adéquate, p.e. de la prévention à une mesure plus coercitive, en fonction de la situation, afin de s’assurer du respect de la quarantaine.

A cet effet, les bourgmestres peuvent compter sur leurs différents services et/ou les services de police, grâce à la connaissance du terrain local. L’intervention des bourgmestres s’inscrit également dans le cadre de leurs missions de sécurité et de salubrité publique.

Compte tenu du caractère sensible des données liées à la santé, seul le bourgmestre a accès aux informations déposées sur la plate-forme sécurisée de l’AVIQ par l’inspecteur d’hygiène régional. Il lui revient de partager l’information nécessaire avec les personnes à qui il confie les actions à mener, en respectant la finalité, à savoir la préservation de la santé publique, la proportionnalité et l’intégrité des données.

Enfin, dans les cas extrêmes où il existe un réel danger pour la santé publique, par l’absence de respect de la quarantaine, les bourgmestres peuvent recourir à la police qui constatera les faits et pourra dresser procès-verbal sur base du dispositif existant prévu par le CWASS et transmettra son constat au Parquet.


En résumé

Cette information précise et ciblée des Bourgmestres a donc pour but principal, après le processus de contrôle opéré par l’Aviq en cas de suspicion de non-respect des règles de quarantaine et de testing et en cas de non collaboration des citoyens avec le centre de contact Covid-19, de permettre la collaboration et la coordination des différents acteurs en présence face à la crise.