Cette période de crise impacte non seulement la santé physique, mais aussi le bien-être psychosocial de la population.

Chacun de nous réagit de façon singulière aux événements qui se présentent. La confrontation à une situation qui nous est imposée et nous dépasse peut générer des réactions de stress, parfois sévères, susceptibles de se manifester tant au niveau émotionnel que comportemental ou somatique. Si la plupart des personnes se montrent résilientes et (re)trouvent leur équilibre dans un délai prévisible, certaines présentent des troubles tels que de l’angoisse, des symptômes physiques inexpliqués, des difficultés de sommeil, … qui entravent leur fonctionnement habituel de façon plus persistante.

Plusieurs autorités de santé (OMS, HAS) recommandent d’éviter une prescription trop rapide de somnifères, d’antidépresseurs et d’anxiolytiques et de s’orienter en première intention vers les services spécialisés.

Dans cette rubrique, vous trouverez les principaux signes d’alerte auxquels il convient de prêter attention. Gardez à l’esprit que ces signes d’alerte sont à appréhender dans le contexte de la crise COVID-19 et qu’ils peuvent se manifester à long terme.

Signes d’alerte

  • Troubles du sommeil
  • Symptômes physiques inexpliqués (ex : douleurs corporelles, maux d'estomac)
  • Céphalées
  • Tristesse, anxiété, difficulté à mettre des mots sur ce que l’on ressent
  • Usage abusif de substances psychoactives
  • Sensation de fatigue
  • État pseudo-fébrile
  • Difficultés de concentration, troubles de la mémoire
  • Comportements d’évitement de lieux potentiellement contaminants (ex. peur de se rendre à l’hôpital)

Que faire face à un bénéficiaire qui présente ces signes d'alerte ?

  • Vous trouverez les informations utiles pour guider vos bénéficiaires vers les services spécialisés en Région wallonne dans la rubrique "orienter vos bénéficiaires vers les soins de santé mentale". 
  • Informez vos bénéficiaires de l’existence du système de remboursement des soins psychologiques de première ligne prévu par l’INAMI.
    Depuis le 1er janvier 2019, les médecins ont la possibilité d’orienter les patients présentant certains troubles psychiques modérément sévères (ex. humeur dépressive, anxiété-stress, …) vers un psychologue/orthopédagogue clinicien conventionné pour un traitement psychologique de première ligne. L’assurance soins de santé rembourse en grande partie ce traitement. Pour ce faire, les médecins doivent compléter une prescription de renvoi.
    8 séances au maximum sont remboursables par patient et par année civile. Le patient a besoin d’une nouvelle prescription de renvoi après une série de 4 séances maximum. Seuls les psychologues et orthopédagogues conventionnés peuvent effectuer les séances remboursables.
    Plus d’infos sur le site de l’INAMI
  • Les patients précarisés peuvent contacter le CPAS de leur commune pour bénéficier d’aides leur permettant d’obtenir un soutien psychosocial.
    Une aide psychosociale peut être octroyée aux bénéficiaires du droit à l’intégration ainsi qu’à toute personne subissant les répercussions de la crise COVID-19 et reconnue par le CPAS comme étant en état de besoin (ex. travailleurs confrontés à une perte de revenus ou à des dépenses supplémentaires, indépendants, …). Cette aide prend en charge les coûts liés à un accompagnement psychologique par un professionnel agréé pour le traitement de l’anxiété et des troubles psychiatriques. 

Usage de médicaments psychoactifs – Ressources utiles 

La BelPEP, Belgian Psychotropics Experts Platform, a émis des recommandations et développé des outils visant à promouvoir un usage rationnel des psychotropes et éviter les primo-prescriptions lorsque cela est possible : 
·       www.somniferesetcalmants.be
·       https://www.health.belgium.be/fr/la-depression-chez-ladulte
·       https://www.trajet-tdah.be 

 

Références